Germ – Granges d’Astau

On part de Germ en continuant de suivre la route pendant quelques temps, avant de s’élever dans les sentiers. La première partie de l’étape n’est pas particulièrement charmante – ou peut-être l’est-elle, je ne sais pas, il y avait tellement de brouillard que je n’ai pas pu voir le paysage… En tout cas, on longe la pente dans les pâturages (très nombreuses fleurs sauvages magnifiques, dont des orchidées), le long de barrières en fils barbelés. Le sentier est parfois un peu difficile à perdre : notamment, à un moment on contourne un pierrier par le haut, attention à bien suivre les marquages blancs et rouge car à cet endroit-là on se retrouve assez facilement sur des sentiers muliers qui vont dans la même direction mais qui ne sont pas très praticables.

On se retrouve bientôt à un réservoir, que l’on peut également atteindre depuis Germ par un chemin carrossable (qu’il est recommandé d’emprunter à pied s’il pleut beaucoup). On traverse le torrent à cet endroit-là et on rejoint rapidement la cabane d’Ourtiga, qui est un endroit superbe pour bivouaquer – si l’on est équipé, essayer de se débrouiller pour y passer la nuit ! La cabane est au milieu d’un replat, avec le torrent à ses pieds, la vallée d’un côté et le cirque de l’autre. La cabane elle-même peut accueillir 6 personnes : on dort sur le plancher supérieur, auquel on accède par une échelle. En bas, la pièce principale est ample et comporte même une belle cheminée. En 2010 elle était impeccablement propre.

Passé la cabane, on traverse le torrent à gué (il y a plusieurs bras à traverser, attention aux glissades !), et on commence l’ascension vers le Couret d’Esquierry. Autant la montée était facile jusque là (280 m en 5,5 km), autant le chemin grimpe très sérieusement jusqu’au col (520 m en moins de 2 km – nous avons mis plus d’une heure à les parcourir). Pas de difficulté car le sentier est bien tracé, mais on est content d’arriver en haut.

Le Couret d’Esquierry est un bon endroit pour piqueniquer si l’on arrive de Germ (après environ 3 heures de marche). Sinon, on continue en redescendant dans le Val d’Esquierry, qui est connu pour ses fleurs sauvages – en effet, l’herbe est couverte de fleurs, notamment des iris. On passe également au pied d’un pierrier habité par une grande colonie de marmottes qu’on voit détaler parmi les rochers ! On descend dans l’herbe pendant un long moment, avec plusieurs replats agréables pour s’arrêter ou éventuellement pour bivouaquer (même si l’herbe est assez haute). Attention, des deux cabanes marquées sur la carte, l’une est introuvable et l’autre verrouillée, ne pas y compter pour passer la nuit.

Vers 1550 m on entre dans une forêt dense de hêtres, le Bois d’Antanoue. Les grosses racines couvertes de mousse donnent une impression de Seigneur des Anneaux… Le sentier continue à descendre, par moments de façon assez vertigineuse. Quand on sort de la forêt on est quasiment aux Granges d’Astau, devant lesquelles s’étale un vaste parking… Attention, pas de bivouac possible à proximité du gîte, c’est donc là qu’il faut s’arrêter. On peut payer par carte de crédit la vingtaine d’Euros par personne pour la nuitée. Le restaurant est passablement cher, mais le gîte a une salle hors sac très bien équipée avec cuisinière et vaisselle.

Recommandation : si l’on est équipé pour bivouaquer, et si l’on a passé la nuit à la Cabane d’Ourtiga, pousser jusqu’au lac d’Espingo qui offre un endroit magnifique pour la nuit. Sinon, profiter du confort du Gîte, dont la patron est d’ailleurs plutôt sympa.

Parcours :

Trace GPS: GPX - TCX
(Trace issue de relevés)

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